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Sainte-Marie,
mon sol natal
Où Colomb découvrit
son Graal,
Dans mes veines
s’écoule l’or vert
De la nature
d’une terre très chère.
Dans mon cœur
bat le grand mystère
D’une île aimée
comme une mère,
D’une île aimée
comme cette fille
Dont le regard
me rend fragile.
Sur un chemin
de pierres chaudes,
Je vois déjà voler sa robe,
Vive et légère
comme sa beauté,
La Soufrière
à nos côtés.
Mon attirance
est passionnelle,
Bleue comme
l’azur de ton ciel,
Riche comme le sucre
de la canne,
Et fructueuse
comme la banane.
Ici les fruits
font la richesse
Comme la nuit
fait des caresses,
Et dans l’esprit
l’amour fou sème,
A ceux qui rêvent
fort comme je l’aime,
Cette jolie fleur
de métropole.
J’en suis le fan,
elle est l’idole
De mes jours
et de mes espoirs.
Ne soit pas jalouse
mon île,
Je t’aime autant
que cette fille,
Toi la sirène
de mon histoire !
Je suis fou
de tes paysages,
Du paradis blanc
de tes plages,
Si fou de l’îlet
de Gosier
Et fou des chutes
du Carbet.
Je te confie
mon doux secret :
Je n’aime que toi
et ma moitié,
Je n’ai que vous
pour espérer.
Mon corps entier
est dévoré
Par le vrai sens
du mot aimer.
Sainte-Marie,
mon sol natal,
Ton souvenir
m’est vital
Car dans mes veines
coule l’or vert
De la nature
d’une terre
très chère.
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