| Mars 2010 | ||||||||||
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Comme le seul or qu’il me reste
Est un billet pour le départ,
Puisque tout le monde me déteste,
Ma seule issue est cette gare.
Envie de fuir de tout plaquer,
De tout détruire, de m’évader,
De les quitter sans rien leur dire,
Juste rêver et puis partir…
Partir, partir le soir,
Partir, seul dans la nuit
Vers des mirages de bonheur,
D’autres visages de malheur.
Partir, partir sans bruit
Pour une renaissance illusoire.
Quand je croiserai dans le couloir
Les voyageurs du désespoir,
Les sans attaches, sans amitié,
Les vagabonds, les délaissés
Ensemble dans le wagon-lit,
Nous nous échangerons nos cris,
Nos idéaux et nos désirs,
Juste en parler et puis partir…
Partir, partir le soir,
Partir, seul dans la nuit
Vers des mirages de bonheur,
D’autres visages de malheur.
Partir, partir sans bruit
Pour une renaissance illusoire.
Au terminus du billet noir,
Près d’un château en bord de Loire,
Je m’écrirai une autre histoire,
Je serai le seul à y croire.
Loin des misères de la richesse
Loin des mensonges, loin des messes,
Je cultiverai mes délires,
Juste partir, seulement écrire…
Ecrire, écrire le soir,
Ecrire, seul dans la nuit
Des pages dans la douleur.
Ecrire, partir sans bruit
Vers l’horizon teinté d’espoir.
L'écriture est un départ qui nous pousse à revenir aux origines de tout, étrange paradoxe ;-)
Bises.