Deux vagabonds rêvent de scènes,
Deux jeunes poètes en bord de Seine,
Déversent l’encre de leur veine
En vers amers, envers de peines,
S’échangent leurs mots, leurs cris, leurs armes,
Heures sans larmes, heures de charme.
Sans draps, sans croix, sans droits, sans toit,
Juste un repas pour l’estomac,
Restos du cœur pour quelques heures
Restaurent des cœurs d’âmes en pleurs.
Des hommes pressés passent sans égard
A leurs côtés sans un regard,
Puis les toisent avec arrogance,
Les assistent d’indifférence
Sur ce manège appelé France
Pas de chance pour eux, ils s’en balancent.
Libres poètes vagabonds,
Sur leur lit de goudron s’affalent,
Vivent d’amour sans un rond,
Plongent la tête dans les étoiles,
Rêvent éveillés, refuge sublime,
S’élèvent en paix, ultime rime.
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