Dans le couloir j'avance en silence, sans espoir, je sens qu'il est trop tard, tous mes sens s'égarent...
Des bouches parlent, mentent, d'une voix basse et lente, j'entends le mot "démence", mes mots et mes souffrances.
Mes jambes marchent en tremblant, mes poings frappent les murs blancs, les murs blancs et saignants, les murs blancs que
j'entends... j'entends courir le temps, le temps des cœurs saignants, des cœurs saignants, tremblants, mes jambes tremblent en marchant...
je n'ai plus d'avenir, l'avenir m'a quitté, je n'ai plus qu' a souffrir quitte à être quitté, quitté par l'avenir, l'avenir
saignant qui tremble en s'engouffrant dans le gouffre du temps, du temps de mes tourments, tourments du temps présent, présent du temps courant, courant dans les murs blancs...
Mon silence les gêne, mes absences les peinent, vertige de la pensée, esprit expatrié... je ne parlerai plus, je ne répéterai pas,
ils ne m'écoutaient pas, ils ne m'entendront plus...
MERCI pour ces maux fracassés sur les parois du silence hurlant.